• Camille

Art de Vivre n°5 : rencontrons-nous à Annecy le week-end prochain !


 


Hello hello !


Alors, heureuses ? Les premiers rayons de soleil et les premières chaleurs ont du vous redonner un coup de boost !

Chez Maison Cala, on en a profité pour enchainer les commandes... d'où ma présence un peu moins appuyée sur les réseaux sociaux. J'ai eu la chance d'avoir plusieurs commandes de type "styliste free-lance" passionnantes !


D'ailleurs, le saviez-vous ? Je peux réaliser des commandes personnalisées et sur-mesure, rien que pour vous ! Que ce soit pour un évènement ou pour vous offrir une création à porter au quotidien, je vous accompagne de A à Z.

Premières idées, premiers croquis, tissus, formes, couleurs etc. Du dessin aux prototypes, jusqu'à l'essayage final, vivez le sur-mesure de l'intérieur !

Pour toute demande particulière, envoyez un email à Camille à :

maisoncala@gmail.com


Enfin, je sais, je me répète, mais votre soutien est mon meilleur allié !

Alors conviez une de vos amies à s'abonner pour m'aider à me faire connaître !


Merci !

Camille, créatrice de Maison Cala.


 

Rencontrons-nous !


Je vous offre votre entrée au salon DE(MAIN) lors duquel j'exposerai. Faites-en simplement la demande par mail à maisoncala@gmail.com (offre limitée).

RENDEZ-VOUS les 21 & 22 Mai 2022 de 10h à 19h à l'Espace Rencontre d'Annecy.

Ce sera non seulement l'occasion de découvrir les derniers modèles Maison Cala mais aussi de découvrir les nouveaux accessoires et quelques pièces uniques upcyclées, en exclusivité...


 

Re-découvrez la collection Printemps Maison Cala



1. Joie

MaxiCol tendance. Contactez-moi pour choisir un tissu dans le stock de l'atelier !

105€ - en savoir +

2. Guillemette

Broderie anglaise de fin de stock de Jane Wood Paris et coton satiné chiné.

93€ - en savoir +

3. Soline

Tissu issu de la créatrice parisienne Jane Wood. Froufrou devant.

80€ - en savoir +

4. Sac Tara

En toile de jute ; pochette intérieure et anse épaule en tissu chiné, brodé à la main.

90€ - en savoir +

 

La wishlist écoresponsable & stylée


De droite à gauche et de haut en bas.

1. SELENE PROVENCE x MAISON CALA

Les box Héméra, Rhéa et Gaïa contiennent des accessoires de créatrices responsables. On vous fait la surprise du contenu, alors laissez-vous guider ! - en savoir +

2. FLEUR NABERT

Les bijoux de Fleur (dont vous retrouverez l'interview un peu plus bas) sont délicats, lumineux et emprunts de sens. Du fait main, en France, et avec le cœur, on adore ! en savoir +

3. THE ANTIQUE PRINTS

Marie-Amélie imprime sur papier, sur tissus, sur objets, de magnifiques motifs. Comme des tatouages, d'une finesse incroyable. Ce style nous a fait craquer !- en savoir +

4. NENES PARIS

Nénés conçoit sa lingerie et ses maillots de bain au Portugal, à partir de fibres recyclées. On adore le style, bref c'est un super combo pour flâner à la plage cet été...- en savoir +

4. GUSTAVE PARIS

En me baladant sur Etsy (si vous ne connaissez pas ce site, filez voir!) j'ai découvert cette boutique d'affiches. J'aime autant les couleurs que le graphisme !- en savoir +

4. CUISSOH

Parce que j'ai mis des années à savoir que les cuisses qui se frottent, ce n'est pas une question de poids, mais surtout de morphologie... Merci Cuissoh pour ce shorty pratique et confortable !- en savoir +

 

Interview : Fleur Nabert, créer avec son cœur.


Je souhaite à toutes les femmes qui liront cet article de croire en elles. D’aimer ce qu’elles font et de l’aimer si fort qu’elle voudront le faire encore plus. Il n’y a pas d’âge pour commencer et il n’y a pas de mauvais moment.


MC : J'ai lu que vous aviez eu un coup de cœur à 15 ans dans un atelier de bronze, c'est là que tout a démarré ? Quel est votre parcours d'études ?

Fleur : En fait c’était un coup de foudre dans un atelier d’argile, où une amie de mes parents m’avait emmenée. Cela a été un coup de foudre amoureux. Une rencontre. Le bronze est venu pas si longtemps après. Avec la même puissance passionnelle. Mon père était musicien, ma mère poète. Mais au fond rien ne me destinait particulièrement à créer. C’était comme un torrent intérieur caché que les années ont permis de déployer et qui me rend si heureuse que je frémis parfois à l’idée qu’on ait pu « rater » cette vocation, ne pas la voir. Cela me rend très attentive aux signaux faibles chez mes enfants. Je guette où la passion de leur vie va bien pouvoir aller se loger. J’étais aussi littéraire, j’ai donc fait une hypokhâgne et une khâgne à Henri IV qui, sans langue de bois, est une machine à broyer quand on est hyper sensible. Mais cela m’a servie à savoir ce que je voulais vraiment et c’était créer (bien plus qu’être normalienne). Comme je voulais protéger ma création d’artiste j’ai travaillé pendant des années à mi-temps dans l’édition. Cela m’a protégée. J’ai pu faire ce que je voulais en art. J’ai pris ma liberté et mon envol à la naissance de ma troisième fille à l’été 2020. Et là est arrivé le Covid.

MC : Pour quelle(s) raison(s) vous êtes-vous diversifiée dans la création de bijoux ?


Fleur : Je venais de prendre ma liberté. J’étais déterminée. Je n’ai pas eu peur du confinement : j’ai eu peur de ne pas pouvoir créer ! J’avais déjà fait des bijoux. J’avais un bébé qui venait de naître. Je savais que je devais réduire mes visites dans les ateliers froids et pleins de poussière et mes formats de création, au moins pour un temps. Avec l’enfermement les bijoux sont devenus ma voie de liberté. J’ai mis un premier site en ligne le dimanche des Rameaux du premier confinement. J’ai eu ma première commande 10 minutes après. Et c’est parti comme une traînée de poudre. Mais il y a une logique : j’ai très souvent cherché dans les sanctuaires un joli souvenir à ramener, un bijou qui ait du sens. Et je ne trouvais pas grand chose ou du made in China sans saveur. J’ai fait ça d’abord pour moi : pour que le sens et la beauté se marient. Et visiblement je n’étais pas la seule à avoir cette attente !


MC : Quelles sont vos inspirations stylistiques ? Pourquoi utilisez-vous des fleurs dans vos bijoux ?

Fleur : Dans mes œuvres grand format je travaille avec des matières lourdes, dangereuses, difficiles et très chères. En bijoux j’ai pris le contre-pied total : légèreté, féminité et prix accessibles et je me délecte de ces deux plateaux qui s’équilibrent parfaitement dans la balance de la vie. Au départ j’ai pris mon savoir faire de sculpteur et je l’ai simplement réalisé en tout petit. Et puis j’adore expérimenter. J’ai un énorme appétit de création. En ce moment je fais des sculptures de verre pour une exposition qui aura lieu à l’été 2022 à Chartres. Hier à l’atelier j’étais surexcitée et extatique comme une enfant devant un stand Haribo à qui l’on dit qu’il peut prendre tout ce qu’il veut.


MC : Je trouve votre collection "Au seuil de la Foi" très touchante et pleine de bienveillance. Comment vous est venue l'idée ?

Fleur : Mais parce que je n’ai pas toujours eu la foi moi-même ! Je suis allée au caté à l’école. Mais cela ne m’avait pas touchée. Ce n’était pas « vivant » en moi. J’ai compris plus tard. Et c’est un chemin qui ne cesse de s’approfondir. Vers 25 ans je me suis posé la question de la vie religieuse mais elle a été vite résolue : je voulais aimer un homme et avoir des enfants, j’aurais été une sœur ultra pénible. J’ai choisi la vocation de femme et c’était bien la mienne. Bref je me souviens très nettement de cette époque où les gens qui ont la foi me semblaient illuminés ou ridicules. Mais aussi des débuts où j’ai commencé à la découvrir et où je ne me reconnaissais pas encore dans l’Eglise. Et puis de toute façon Dieu est plus infini que toutes les réalités dans lesquelles nous essayons de le circonscrire. Bref ma collection « au seuil de la foi » est vraiment ressentie, c’est un espace accueillant où tous ceux qui sont « travaillés », qui sentent quelque chose de spirituel battre en eux, peuvent trouver un écho à leur sensibilité.


MC : Parlons de vos projets en Églises : Je me demande comment vous prenez contact avec elles et pourquoi font-elles appel à vous ?

Fleur : Je n’ai jamais contacté qui que ce soit proactivement ! Ce sont des gens qui ont vu mes sculptures qui m’ont sollicitée et ainsi en effet boule de neige. Ensuite j’ai refait des églises entières et on m’a demandé d’autres églises. Je pense qu’ils font appel à moi parce qu’ils voient tous l’éventail de mes réalisations depuis des années. J’essaie d’apporter une très grande écoute et surtout j’ai une vision intégrale des lieux, symphonique. Le plafond, les murs, la lumière, le mobilier et les sculptures créent ensemble l’harmonie comme dans un orchestre.

MC : Avez-vous le champs libre dans ces réaménagements ou répondez-vous à une demande précise ?

FLeur : J’ai beaucoup de chance on me laisse très libre dans ma création. Mais c’est aussi parce que je m’adapte totalement au lieu. C’est de l’ultra sur mesure. Pour un gros réaménagement il faut facilement un an. Je viens, je fais une étude que je propose et dans laquelle des amendements sont bien sûr possibles et ensuite on passe à la réalisation avec les différents artisans.

MC : Aujourd'hui quelle part du métier est la plus importante entre le réaménagement et les bijoux ?


Fleur : Le Covid a mis les chantiers en silence pendant 1 ans et demi. Maintenant ils reviennent en grande force. Résultat ça fait un peu comme dans Pagnol : 2/3 de chantiers et 2/3 de bijoux. Ça fait plus que trois tiers ! Je travaille beaucoup mais avec une très grande joie. Et puis j’ai une équipe pour les bijoux avec un ancrage spécial : je veux recruter des femmes en retour à l’emploi après une pause pour élever leurs enfants (ou qui n’ont jamais commencé). La société les dénigre mais moi je sais qu’être mère au foyer c’est être patronne de PME ! Mes équipières sont fantastiques : sensibles, douces, attentionnées. Elles m’aident à envoyer toutes les commandes avec le plus grand soin et la plus grande délicatesse.

MC : Vous avez des enfants je crois... Comment on s'organise en tant que maman créatrice ? Un conseil à nous donner ? Vos enfants partagent votre passion ?


Fleur : On parlait de jongler ! Alors avec trois enfants et deux métiers je dois être disciplinée et de plus en plus. Idéalement je me lève tôt, je travaille avant que tout le monde ne se lève parce que je suis introvertie et que je ne pense bien que dans le silence et la solitude. Ensuite je travaille en faisant très peu de pauses dans la journée. Et j’arrête à 18h et je récupère mes enfants. Mon mari et moi nous en occupons tous les soirs, devoirs repas bains jeux : le grand tunnel parental du soir. La seconde journée commence. Le secret et le seul conseil que je peux donner est de s’occuper d’eux sans arrière pensée de boulot sinon ça entame forcément la patience et l’attention. Quand elles arrivent je lâche tout, et surtout mon téléphone! Idéalement je ne travaille pas après leur coucher parce que je suis lessivée mais j’en ai souvent la tentation et le besoin. Souvent mes enfants en entrant dans les églises me demandent si c’est moi qui l’ai faite. Et elles ne manquent jamais de fureter dans l’atelier pour voir les nouvelles créas, me réclament régulièrement des « boucles clips » et font office de mannequins parfois !




Les projets de Fleur ? Un carnet de commandes sur 2 ans, Du mobilier en verre, 7 églises, des idées plein la tête ! Alors n'hésitez pas à aller craquer sur une de ses créations ou à les découvrir dans le réseau de boutiques La Procure.

Merci de tout cœur Fleur pour nos riches échanges !



 

Mon inspiration du moment : Les tableaux-photos de Jamie Beck


En ce moment je me délecte des photographie florales de Jamie Beck... (@jamiebeck.co sur Instagram).

J'ai toujours adoré les fleurs, qu'elles proviennent du fleuriste autant que du fond du jardin. Mais l'approche de cette femme m'a particulièrement touchée. Ses photos sont comme veloutées, duveteuses, moelleuses à regarder. On croirait des tableaux de peinture à l'huile. Et pourtant, ce rendu est dû au talent et à la "patte" de la photographe elle-même. Je trouve que c'est une sublime façon de garder un peu d'éternité dans une beauté aussi éphémère soit-elle. Vous ne trouvez pas ?


 

C'est tout pour aujourd'hui ! Merci pour votre fidélité dans la lecture de cette News "Art de Vivre" selon MAISON CALA. N'hésitez pas à la partager et proposez à vos ami(e)s de s'y inscrire en en faisant la demande :

-à maisoncala@gmail.com

- en remplissant le formulaire d'arrivée sur www.maisoncala.com

- en envoyant un message privé à Camille sur Instagram @maisoncala


A très vite, Camille.



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